En 1901, Mela Muter quitte Varsovie pour s’installer à Paris ; cette même année, elle découvre la Bretagne et c’est un véritable coup de cœur puisqu’elle séjourne régulièrement dans le Finistère jusqu’en 1918. Mela Muter partage, avec Dostoïewsky, le goût du malheur, cette pitié fascinée pour la souffrance qui transforme le laid en beau. Elle a le sens du drame, caractère permanent de l’âme polonaise. Avec Mela Muter, chaque portrait devient un drame intérieur qui s’avoue, une détresse qui vous empoigne, avec une prédilection pour le thème des maternités où s’exprime toute sa tendresse. Ses portraits sont chargés d’une intensité dramatique rendue par une construction forte, un réalisme fouillé qui atteint la crudité et une touche baroque qui rend la peinture palpitante. "Bretonne avec un bébé" (détail), Mela Muter, 1911, huile sur toile, collection particulière. Catalogue épuisé
