Œuvres en dépôt

Partenaire de nombreuses institutions culturelles, le Musée de Pont-Aven reçoit chaque année des œuvres en dépôt temporairement. Voici la description de quelques-unes d’entre elles :

Paul Sérusier
La Vierge à l’Enfant
vers 1914, huile sur toile, dépôt du Musée des Beaux-Arts de Lyon

Élève à l’Académie Julian, Sérusier séjourne en octobre 1888 à Pont-Aven où il fait la connaissance de Gauguin. Celui-ci l’initie à sa nouvelle esthétique lors de la célèbre « leçon au Bois d’amour ». A Paris, Sérusier fonde le groupe des Nabis – prophète en hébreu – entouré entre autres de Pierre Bonnard, Maurice Denis et Edouard Vuillard.

Sérusier s’inspire ici des « Saintes Mesures », série de formules mathématiques mises au point par le père Lenz, moine à Beuron, visant à dicter les bonnes proportions à employer pour la construction des œuvres religieuses. L’épuration de la composition passe par une réduction de la palette des couleurs et une géométrisation très poussée.

Paul Sérusier
Petite Bretonne assise
1895, huile sur toile, dépôt du Musée d’Orsay, Paris

Cette œuvre, aussi nommée Portrait de Marie Francisaille, est un portrait d’une petite paysanne de Châteauneuf-du-Faou.

André Jolly
Le Four
1909, huile sur toile, dépôt du Musée de l’Ardenne, Charleville-Mézières

Né à Charleville, il commence sa carrière de peintre en autodidacte à Paris puis en Bretagne. En 1905, il séjourne à Pont-Aven, y rencontre Henry Moret qui l’initie aux théories de Gauguin puis il s’installe définitivement à Névez. Jolly peint des toiles entre impressionnisme et synthétisme.

Au début du siècle, chaque village possédait encore un four en commun à tous les habitants qui venaient y faire cuire le pain. Les femmes portent des tabliers de travail en droguet et la petite coiffe de tous les jours. Celle de droite porte le capot de travail. L’influence de Jourdan et de Moret est perceptible à travers la technique et les couleurs utilisées.

Mentions légales | |